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Journée internationale des droits de la femme

A l’internat du lycée Aristide Briand d‘Evreux, 17 lycéennes, toutes filières confondues, ont livré leur regard sur les droits de la femme, lors d’une soirée - débat le 8 mars 2017.

le 23 mars 2017

Journée internationale des droits de la femme

Journée internationale des droits de la femme

Organisée pour la deuxième année consécutive, à l’initiative de Lila Ghali, CPE du lycée, cette rencontre se voulait intimiste pour inciter les lycéennes à exprimer leur ressenti sur les places respectives accordées aux filles et aux garçons dans notre société et tous les a priori, stéréotypes qui persistent encore aujourd’hui.

« Je voulais que les lycéennes soient actives lors de cette soirée pour recueillir leur témoignage. Une présence masculine aurait orienté différemment le débat. C’est notre façon de voir les choses que nous avons partagée, à partir de nos expériences personnelles », souligne Lila Ghali, accompagnée lors de ce débat par Virginie Morin, professeure d’italien, Marine Goupil, assistante d’éducation et Colline Hequet, vice-présidente au conseil de la vie lycéenne.

Pour ouvrir le dialogue, Lila Ghali s’est appuyée sur les avancées de l’égalité hommes-femmes depuis les années 60 en France et dans le monde, avant de poursuivre par des thématiques faisant toujours l’objet de polémiques : le travail, la précarité, les atteintes à la dignité dans la communication et les violences envers les femmes.



Puis, Marine Goupil a pris le relais pour exposer quelques données chiffrées sur le harcèlement sexuel au travail, le nombre de femmes succombant aux coups de leur conjoint…

« Célébrer cette journée, c’est se remémorer que de nombreuses femmes se sont battues pour acquérir des droits », souligne Julianne, en terminale L. Et quant à sa perception de la femme d’aujourd’hui, elle converge avec celle des lycéennes présentes : « Les médias, la publicité, les clips vidéos continuent de véhiculer une image dégradante de la femme, ça nous colle à la peau ». Quant à s’autocensurer dans le domaine professionnel, sûrement pas : « Je compte rejoindre l’Armée de terre, en tant que réserviste, et je n’ai pas pensé une seule fois que c’était un domaine plus prisé par les garçons ».

A ce propos, Colline Hequet ajoute : « Une fille qui se prépare, s’arrange, est considérée comme coquette et c’est assez mal perçu. Par conséquent, elle sera plus jugée pour son physique que pour ce qu’elle a dans la tête ». Vice-présidente du CAVL, elle espère bien d’autres débats dans cette optique et pourquoi pas sur les capacités physiques, le sport ?



En définitive, toutes ont défendu leurs convictions, partagé leur perception et conservent de cette soirée l’idée de prendre son destin en main et de poursuivre ce combat sans violence, mais avec détermination.




Date de mise à jour : 24/03/2017


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