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Ma thèse en 180 secondes

Douze doctorants se sont affrontés pour remporter la première place régionale de l’opération «ma thèse en 180 secondes», organisée par la Conférence des présidents d’université et le CNRS, le 5 avril 2017, au Dôme de Caen.

le 14 avril 2017

Ma thèse en 180 secondes

Ma thèse en 180 secondes

Exposer en 3 minutes plusieurs années de recherche, voilà le concept de « ma thèse en 180 secondes », tout droit venu d’Australie et transposé en France en 2012 avec trois mots d’ordre : vulgarisation, communication et passion.

Sur scène, un chronomètre veille au respect des consignes et les doctorants s’élancent dans la présentation de leur objet d’étude en s’appuyant sur une unique diapositive.





« Celles et ceux qui ont choisi ce soir de participer à « ma thèse en 180 secondes » ont très bien compris que parvenir à présenter un sujet en termes simples n’équivaut en rien à le faire déchoir, mais bien au contraire à l’anoblir et le promouvoir », a spécifié Nicole Ménager, rectrice de l’académie de Rouen - chancelière des universités.

Lors de ce concours, se sont opposés les douze meilleurs doctorants des Universités de Caen, de Rouen, du Havre, de l’INSA et EnsiCaen pour cette finale régionale, remportée par Valentin Pestel, doctorant en physique au laboratoire LPC à Caen, avec sa thèse « Recherche d'oscillation de neutrinos vers des saveurs au-delà du modèle standard : Calibration et Analyse de l'expérience SoLid auprès du réacteur BR2@SCK-CEN ».





A première vue, l’intitulé semble difficilement déchiffrable pour les profanes mais c’était sans compter sur l’explication donnée par Valentin Pestel : « Moi dans ma thèse, je joue à où est Charlie ?, vous voyez ce jeu où il faut retrouver un personnage parmi une grande foule avec son bonnet et ses lunettes, et bien c’est exactement ça sauf que pour moi Charlie, c’est un Neutrino. »

La plausible existence d’un quatrième neutrino, « ces particules élémentaires qui sont engendrées par des réactions nucléaires », alimente les travaux de Valentin Pestel : « Si nous sommes des centaines à travers le monde à rechercher ce quatrième neutrino, c’est parce que c’est la clé pour comprendre tout ce qui nous entoure dans l’univers » . Il a conclu son allocution par ces mots : « C’est cela qui me motive tous les jours, à jouer à « où est Charlie » pour répondre à une question : qui est Charlie ? ».

« Ce que montre cette finale interuniversitaire, c’est en définitive, comment l’expert que vous êtes sait devenir passeur. Et vous l’avez bien compris, l’essentiel de cette opération de passage et de transmission est de renforcer le lien entre l’enseignement supérieur et la société civile, mais également entre la recherche et le monde socio-économique au sens large », a précisé Nicole Ménager.





Date de mise à jour : 20/04/2017


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