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Mon Master MEEF en 180 secondes

C’est une première ! Les étudiants de Master MEEF se sont prêtés à l’exercice « Mon Master MEEF en 180 secondes » devant un jury académique, mercredi 31 mai 2017, à l’ESPE de Mont-Saint-Aignan.

le 8 juin 2017

Ma thèse MEEF en 180 secondes

Ma thèse MEEF en 180 secondes

Trois minutes pour exposer son mémoire de Master de deuxième année : le principe est simple en théorie mais en pratique, dans l’amphithéâtre, la tension monte d’un cran. Dix-huit participants s’apprêtent à investir la scène pour 180 secondes. Effectivement, ce n’est pas le moment d’avoir un problème de mémoire, d’écorcher la prononciation d’un mot…

Anaël André, directeur adjoint recherche et innovation, organisateur de l’événement, rappelle les consignes : « Le chronomètre se déclenche dès que le candidat démarre et s’arrête à 180 secondes quoi qu’il arrive, les cinq dernières secondes seront marquées par un bip sonore ».

Nicole Ménager, rectrice de l’académie et chancelière des universités, a souligné la complexité de cet exercice : « Il faut certes de l’énergie et de la rigueur pour mener jusqu’à son terme un projet de recherche. Mais se prêter à ce redoutable exercice de synthèse, il faut en plus une certaine assurance et beaucoup de talent. Et toutes ces qualités vous seront fort utiles dans l’exercice de votre métier, forts utiles, pour pouvoir susciter l’attention des élèves et les conduire à la réussite ».

Avec audace, Marilou Mouchel, lauréate du concours, a présenté son sujet de recherche : « contenus de consignes et motivations des filles et des garçons en EPS » avec une accroche bien particulière.

  

« Pour commencer, permettez-moi de vous présenter les qualités essentielles pour être un bon membre du jury, aujourd’hui. Selon, une première idée reçue, le jury doit être capable de prendre des décisions rapides, d’avoir un bon esprit d’analyse et un avis tranché sur les exposés. Ou alors un bon membre du jury, sait communiquer et s’adresse avec empathie aux candidats. Ces deux affirmations sont fausses et révélatrices de stéréotypes sexués. La première affirmation est associée à un stéréotype masculin et la seconde à un stéréotype féminin. Le fait d’émettre une pression impacte les personnes à endosser le rôle de jury, c’est la « menace du stéréotype ». Il se traduit par la diminution de performance, de motivation, de peur de confirmer un stéréotype ».

Marilou Mouchel a ensuite exposé son hypothèse. Elle est partie de la formulation d’une consigne en EPS, selon 3 modalités, pour une séance de handball :

• importance de la qualité physique pour réussir la séance : stéréotype masculin ;
• importance des qualités coopératives et de communication : stéréotype féminin ;
• aucun stéréotype.

« Comparativement à des élèves de collège, fin de collège, testés dans les mêmes conditions, mes élèves de CM2 ont un haut niveau de motivation quelle que soit la condition. Ces résultats s’expliquent par l’aspect ludique de l’activité qui surpasse la représentation. Il ne faut pas sous-estimer les différences mais les prendre en compte pour tendre vers l’équité ».

Aux côtés de Marilou Mouchel, Eulalie Moriceau accède à la deuxième place, félicitée pour sa mise en scène théâtralisée sur le spectre autistique et Hamza Bekri, à la troisième place, pour sa prise de risque sur un sujet encore tabou « l’échec des élèves en milieu favorisé ».

   

En conclusion, Nicole Ménager a félicité l’ensemble des étudiants : « Par-delà la diversité des axes de recherche que vous avez choisis, vous pouvez, chers étudiants, être légitiment fiers d’avoir accompli ce travail de recherche dans le cadre de l’ESPE de Rouen, mais aussi d’avoir choisi la voie des métiers de l’enseignement que d’aucuns qualifient de « plus beau métier du monde ».

   

Pour Marilou Mouchel, l’aventure se poursuit à Paris, au lycée Louis Le-Grand, pour la finale nationale, le 28 juin 2017 !








Date de mise à jour : 15/06/2017


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