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Rencontre collégiens-journalistes

« Peut-on tout dire, tout montrer ? », un sujet épineux auquel des professionnels de l’information ont tenté de répondre auprès de trois classes de collégiens, le mardi 21 mars, à la bibliothèque Simone de Beauvoir.

le 27 mars 2017

Rencontre collégiens-journalistes

Rencontre collégiens-journalistes

Première image choc : une voiture accidentée. Y a-t-il des survivants ? Les dégâts matériels occasionnés semblent présager le contraire. Silence dans l’auditoire. Michel Jérôme, présentateur de la matinale sur France Bleu Rouen Normandie, animateur de la rencontre, ouvre le débat : Peut-on tout dire, tout montrer ?

Thierry Delacourt, président du Club de la presse de Normandie, se lance le premier : « Publier ou non une photographie est une question fréquente pour les journalistes, engageant tant une responsabilité personnelle que collective, mais il nous faut toujours garder en mémoire que nous sommes là pour restituer la réalité, nous ne sommes pas dans l’émotion mais dans l’information ».

Première réaction des élèves : « C’est un sujet difficile. Diffuser une image choquante provoque forcément une réaction, mais aléatoire selon le degré de sensibilité de chacun », confient Paul et Thomas, collégiens en troisième, au collège Fontenelle de Rouen.

« Pour le web, la question se pose d’autant plus », complète Amandine Briand, rédactrice en chef de Normandie actu, uniquement disponible en ligne : « Nous sommes tentés d’aller vite, pour conserver l’immédiateté de l’information, en disposant d’une image suffisamment parlante ».





Deuxième image : Aylan, enfant syrien, gisant noyé sur une plage grecque. Même constat par les professionnels : une publication s’avérait nécessaire pour alerter l’opinion publique et agir contre l’indifférence.

Après l’image, place à « la connotation des mots ». L’exemple donné portait sur la crise des migrants : réfugiés, migrants, sans papiers, étrangers, demandeurs d’asiles... Quel que soit le terme employé, les journalistes s’accordent pour expliquer que chaque appellation choisie renvoie à une orientation politique du journal.

En dernière partie, les journalistes ont évoqué « le négationnisme, la théorie du complot, les fake news », en rattachant cette problématique à l’usage des réseaux sociaux où chacun peut désormais devenir éditeur de l’information.

Pour clôturer cette rencontre, les professionnels ont adressé un dernier message aux collégiens : « Soyez des décodeurs de l’information, aiguisez votre esprit critique pour prendre du recul par rapport à ce que vous lisez, vous entendez ».




Cette rencontre était organisée dans le cadre de la 28ème « Semaine de la presse et des médias dans l’école » par le Clemi de l’académie de Rouen, le Club de la Presse et de la communication de Normandie, auprès de trois classes des collèges Fontenelle de Rouen, Édouard Branly du Grand-Quevilly et de l’institution Saint-Victrice de Bihorel.






Date de mise à jour : 27/03/2017


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