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Classe sans notes : la fin de l'isolement

Des classes sans notes qui créent du lien

C'est dans le cadre d'une réflexion sur le projet d’établissement, qu’une équipe d’enseignants du collège Jean de la Fontaine de Bourgtheroulde, qui pratiquaient la double évaluation a exprimé le besoin d’abandonner la note et a formalisé le projet en 2012.

Au collège Jean de la Fontaine de Bourgtheroulde

Au collège Jean de la Fontaine de Bourgtheroulde

Aujourd’hui, ce sont trois classes qui sont évaluées par compétences, sans notes ; et une classe de quatrième est constituée d’élèves qui n’ont jamais été notés depuis leur arrivée au collège !

Ouvrir sa porte aux autres

Un des effets les plus significatifs des classes sans notes concerne l’évolution des pratiques pédagogiques et l’apparition de nouvelles modalités de travail.
Les enseignants travaillent " porte ouverte " et ils ont pris l’habitude d’aller passer du temps dans la classe d’un collègue. Ainsi, ce qui se passe dans un cours est plus facilement remobilisé dans un autre enseignement.

Un regard différent sur l'élève

Le déroulement du conseil de classe est très différent et riche en interactions. C’est un moment où tous les enseignants ont des choses importantes à dire.
On parle des compétences acquises, des compétences transversales. Progressivement, le regard sur l’élève est modifié et il est plus facile de mettre en valeur ses qualités.
Les enseignants entrent dans une posture, une culture différente.

Le référentiel : un repère pour tous les acteurs

En cohérence avec le premier degré et sur la base du référentiel du socle, les enseignants impliqués ont travaillé ensemble afin de créer un livret de compétences personnalisé , avec une base commune et une grille par matière.
Ce travail a été transposé dans le logiciel Pronote, ce qui permet le suivi des élèves par l’équipe pédagogique et les familles.
Les critères d’évaluation sont clairs et les élèves accèdent plus facilement au sens de l’école et des apprentissages.

 

L’adhésion des familles

Les parents des élèves en difficulté ont perçu rapidement les avantages de ce dispositif pour leur enfant, qui est avant tout valorisé. Au-delà de ce constat, l’évaluation par compétences est aussi utile aux bons élèves et le regard des familles change : « Avant, on s’intéressait à la note. Maintenant, c’est le contenu de la copie qui prime ».
Et pour les élèves, c’est moins stressant : il n’y a pas de comparaisons ni de problèmes de classement.

Des clés pour la réussite

Un pilotage actif par l’équipe de direction

Chaque année, le chef d’établissement choisit une classe parmi les différentes 6ème qui sont constituées selon un principe d’hétérogénéité.
Ces choix opérationnels sont indispensables à la réussite du projet, afin de ne stigmatiser ni les élèves, ni le projet. De même tout professeur peut potentiellement intégrer à sa demande la classe sans notes
Le rôle pédagogique du chef d’établissement prend ici tout son sens à travers la constitution des équipes pédagogiques et la volonté de diffuser le projet.
L’objectif est en outre de persuader et de convaincre. Il ne s’agit pas d’imposer cette démarche, car l’enseignant doit garder toute son autonomie.


Reportage France 3 Haute Normandie (Marc Moiroud)
 

Une équipe enseignante investie dans le projet


Selon la principale du collège Jean de la Fontaine, l’équipe enseignante est investie à 200%. Mais ce qui compte avant tout, c’est le noyau de départ dont l’effectif doit être suffisamment important pour nourrir une véritable réflexion. De cette façon, les enseignants entrent dans un véritable processus d’autoformation.


" On n’a pas envie de garder ça pour nous "

Le projet s’étend à l'intérieur du collège ; à la rentrée 2014, la moitié des enseignants de l’établissement pratiquent l’évaluation sans notes en 6ème, 5ème et 4ème. L’objectif est d’impliquer également une classe de troisième dans le projet. Ceux qui ont tenté l’expérience ne se voient plus revenir en arrière !
Des établissements du BEF ont manifesté leur intérêt pour cette démarche et ont souhaité l’expérimenter. Le collège Jean de La Fontaine n’est pas étranger à cette dynamique. M. Airaud, professeur d’arts plastiques, a présenté le dispositif au collège de Brionne et trois de ses collègues sont intervenus devant les équipes d’autres établissements.


Sylvie Le-Belleguy, principale,
Pierre Callone, principal-adjoint,
Christophe Airaud, professeur d'arts plastiques.

Date de mise à jour : 28/11/2014


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