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Responsable de projets école-entreprise

Au collège Camille Claudel de Rouen, établissement classé en ZEP, les relations avec les entreprises s’appuient depuis 2006 sur un travail d’équipe animé par une enseignante « chef de projet Découverte Professionnelle ».

Au collège Camille Claudel de Rouen

Au collège Camille Claudel de Rouen

Vous enseignez la DP3 depuis la création de ce module, est-ce un choix ?
Au départ ce n’était pas un choix. J’ai accepté la proposition qui m’a été faite car j’ai pensé qu’au niveau de ce collège du quartier de Grammont, il y avait nécessité à effectuer une telle démarche en raison des difficultés des élèves à s’insérer, à trouver du travail.

Quelles actions menez-vous dans l’année pour ouvrir vos élèves à la découverte de l’entreprise ?
Il y a d’abord lieu de permettre aux élèves de découvrir les notions de savoir-être et savoir-vivre. L’idée est de préparer le cv, la lettre de motivation, puis le rapport de stage.
Dans le même temps, il convient d’associer l’outil informatique dans le cadre du brevet informatique et internet (B2I) et du socle commun des compétences car, quelque soit le métier et l’entreprise où l’on se trouve, l’informatique est dominante.
Tout ceci va permettre aux jeunes de découvrir et pouvoir respecter les codes de l’entreprise et de la vie en société : se présenter à l’heure, dans une tenue vestimentaire et avec un langage adaptés… Ces petites choses vont être déterminantes pour eux.
La soutenance orale du rapport de stage sera ensuite un moment fort auquel nous associons un membre du personnel technique de l’établissement, le principal-adjoint et un enseignant.
Depuis 6 ans, nous avons un partenariat avec SOGEA Normandie-Centre (filiale de VINCI Construction France). Chaque année la représentante Ecole Entreprise de la société vient présenter son entreprise et aborder la sécurité au travail. Puis les élèves se rendent sur un chantier sous la conduite d’un maître-compagnon. En novembre, ils découvrent le gros œuvre, en mai le second œuvre. Ainsi, ils peuvent découvrir l’évolution du chantier et voir des personnes au travail. Ils sont alors mieux à même de percevoir tous les métiers du bâtiment, leur pénibilité et l’importance du travail en équipe.
Par ailleurs, nous sommes en contact avec l’association Santé BTP et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.
Cette année, nous avons initié un partenariat avec SANOFI (produits de pharmacie et parapharmacie) et EPA Haute-Normandie dans le cadre de la création d’une mini-entreprise. Le parrain vient de la Matmut.


Avez-vous un rôle dans l’organisation des séquences d’observation en 3ème ?
Il est souvent difficile pour nos élèves de trouver une entreprise. Ainsi, depuis la DP3, nous avons créé avec M. Sautier, principal-adjoint, un carnet de contacts qui nous permet d’aider les élèves à trouver un maître d’apprentissage.
Nous menons là, avec les collègues enseignants en DP (découverte professionnelle), un vrai partenariat avec la direction du collège. Seule, je ne peux rien.
C’est un vrai plaisir de collaborer ainsi, de façon constructive au profit de l’élève, et pas seulement pour résoudre des problèmes d’emploi du temps ou de discipline.

Peut-on dire que vous exercez en réalité une fonction de référent école-entreprise dans le collège ?
Oui. Les élèves, dans la mesure où ils s’intéressent à l’apprentissage par exemple, ou s’ils ne trouvent pas de stage, cherchent d’eux-mêmes (ou sur le conseil d’un professeur) à me rencontrer. Les collègues ont le même réflexe.
Pour l’équipe administrative de l’établissement, dès qu’il est question de relations avec l’économie, nous travaillons ensemble.

Qu’est-ce qui vous motive dans ce rôle ?
J’aime cet établissement et son quartier.
Avec mes collègues de DP3 nous sommes vraiment dans l’idée du soutien aux élèves pour les aider à acquérir des compétences, pour leur permettre de se réaliser.

Quelles sont les conditions de la réussite du professeur référent école-entreprise en collège ?
Cela repose sur la volonté de l’établissement et nécessite la confiance entre la direction, l’enseignant concerné (qui doit être volontaire), et les collègues. Grâce au travail d’équipe, le professeur référent ne doit rien s’interdire d’autant qu’il peut s’appuyer sur les structures académiques pour l’aider.
C’est une mission très enrichissante.

Témoignage de Virginie Tasserie, professeure au collège Camille Claudel de Rouen, interviewée par Antoine Deliancourt, adjoint au DAFPIC en charge des relations Ecole Entreprise.

Date de mise à jour : 12/03/2014


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