Accès direct au contenu

Retour à la page d'accueil


Accueil > Outils > Publications > Rectorat > Acad'Innov

Vivre et travailler ensemble

Les fêtes pédagogiques

Découvrir le plaisir d’apprendre, en s’impliquant dans une réalisation collective

Vivre et travailler ensemble

Vivre et travailler ensemble

Un projet né comme réponse à un problème

Comment mettre en activité les élèves de seconde technologique, et comment valoriser leur travail, à raison d’une heure par semaine ?

Si on ajoute le fait qu’ils sont une petite centaine (6 demi-classes), une opportunité se dessine : mutualiser le travail de chacun afin de réaliser une grande œuvre. Et tant qu’à faire, offrir cette œuvre à la totalité de la communauté scolaire. Et pourquoi ne pas inviter aussi des publics extérieurs (collège, lycée voisin, lycée de région parisienne…) ?

Mai 2013, mai 2014

Grande exposition, jeux, concours, flash mobs, cinéma, ateliers autour de vidéos, conférences, réalisation d’un grand mur tagué aux valeurs de la communauté scolaire : tout est possible !

L’idée est de sortir de l’exposition « scolaire » faite d’affiches, en proposant quelques œuvres maîtresses, mais aussi en transformant le lycée en musée.

En mai 2013, nous avons célébré la défense des droits de l’homme, en mai 2014, nous défendions le droit d’être soi-même sans entrer dans des stéréotypes, en ouvrant à une large réflexion sur l’identité sexuelle et sur l’orientation sexuelle. (Pour provoquer réflexions et débats, nous avons rétabli une porte pour les filles et une pour les garçons pour entrer dans l’établissement.)






Un objectif : susciter un travail réflexif et citoyen

Nous avons commencé par un travail d’analyse sur fiches qui prenait toujours trois directions : respecter autrui, juger autrui / Suis-je responsable de qui je suis ? / Le lien social. L’idée était d’articuler l’individuel, le collectif et l’universel, afin de donner du sens aux idées de dignité et de morale.

Construire l’événement

En janvier, nous avons commencé à construire l’exposition puis l’événement lui-même. L’objectif  semblant démesuré aux élèves, je leur ai montré comment chacun trouverait sa place dans le travail collectif et pourrait s’engager à la mesure de son envie.

Collaborer

En début de séance, le groupe prend connaissance du travail à réaliser dans la semaine et chacun choisit les tâches qu’il prend en charge pendant l’heure. Certaines sont purement manuelles (décopatcher une table et deux chaises selon des codes stéréotypés par exemple), d’autres plus réflexives (comment synthétiser un contenu pour que le texte d’une affiche ne dépasse pas 15 mots par exemple). On accepte de se relayer pour réaliser les corvées ou les activités les plus ludiques, la notion de travail coopératif prend ici tout son sens. Chacun a le nez dans la tâche et il faut régulièrement redonner le sens général, repréciser les objectifs, repenser l’organisation, etc. Cette organisation un peu inhabituelle (puisque personne ne prend jamais en charge une tâche du début jusqu’à la fin) a de nombreux avantages en terme d’énergie et d’apprentissage du respect du travail de l’autre, mais c’est aussi une astuce pédagogique… personne ne sachant qui a fait quoi, l’enseignant peut faire émerger une idée, un projet, voire une nouvelle tâche, quand cela semble nécessaire.

Plaisir et fierté

Souvent les élèves ont douté de leur capacité à réussir, souvent ils ont rechigné face aux exigences imposées. Mais la moitié des élèves a décidé d’animer des activités ou de guider les visites de l’exposition. Et leur fierté a été incomparable. Leur plaisir et celui de la communauté aussi.

Céline Le Strat, professeure de philosophie, Lycée du Golf, Dieppe


Date de mise à jour : 16/12/2015


ministeres

agrandir/réduire la taille de caractère